Prolongements

26 février 2008

Article 1 : Le théâtre guérisseur

Classé dans : Orthographe, Participes passés — Copyright France Neven & Annette Valle @ 2:21

Exercice 1 :

Dans le chapeau et le paragraphe qui suit, relevez tous les participes passés (ceux qui servent à former des verbes et ceux qui accompagnent un nom). Regardez comment ils sont accordés et justifiez leur orthographe.

Ils se sentent mal dans leur peau. Alors, ils en changent, au moins pour un temps : ils font du théâtre ! Et jouent dans de drôles de scènes improvisées sous le regard et la direction de thérapeutes.

« Chérie, où es-tu ? ». L’homme fait quelques pas, tape du pied puis s’exclame méchamment : « Quelle pétasse, nom de Dieu ! » Un « oh ! », hésitant entre surprise et réprobation, monte de la petite vingtaine de personnes qui assistent à la scène. Dans une salle surchauffée de l’hôpital de jour du centre universitaire Brugmann, à Bruxelles, des patients, hospitalisés en psychiatrie ou envoyés par leur thérapeute, viennent de débuter une séance de théâtrothérapie ouverte à tous. Serge Minet, thérapeute, enseignant d’art-thérapie (et comédien) mène le jeu, en compagnie du psychologue Eitan Zaït , enseignant à l’ULB en psychologie clinique.

Exercice 2 :

Choisissez la bonne graphie et ajoutez [er], marque de l’infinitif, ou [é(e)(s)], marque du participe passé.

Avant d’ouvrir le rideau, Minet rappelle / rappele ? les règles de ce théâtre. On peut se content…. d’être un spectateur. Mais regard…. les autres jou….. remuera / remura ? sans doute des choses en soi / en soit ?. Si on se décide à improvis…., on entrera dans un personnage qui ne sera jamais soi : le théâtre, c’est mentir pour dire vrai. Sur scène, l’acteur ne porte donc pas son nom et il joue des situations imaginaires. Même si elles peuvent transpos….. la réalité.
Bienvenue sur les planches de l’imaginaire ! Bienvenue, surtout, dans cette séance thérapeutique ouverte à tous et pas comme les autres, largement cré…. et vulgaris…., en Belgique, par Serge Minet !
Des limites sont trac…. sur le sol : il y a une petite scène et ses coulisses, derrière un rideau. Pour « jou… », on emprunte les chemins qui y mènent. Obligatoirement. Et on ne dépasse pas la ligne blanche qui, par terre, sépare la réalité de la fiction.
Expérience, sixième sens (ou les deux ?), Serge Minet bondit et rejoint sur scène l’acteur chez qui la tension montait. Il désamorce (1) son jeu, permet ainsi à une femme d’os…. pass…. par les coulisses et de venir, calmement, résist…. aux demandes de son « mari de comédie ».
(1) Que signifie ce terme ? Trouvez un synonyme.

Lors des échanges qui clôturent chaque improvisation, Minet et Zaïk ne se contentent pas d’interrog…. les acteurs sur ce qu’ils ont ressent…, sur ce qu’ils se sont perm…. de faire ou ce qu’ils se sont empêch…. d’exprim…. Ils demandent aussi au reste du groupe ce qui les a touch…. ou ce qui les a fai…. réagir dans le jeu des acteurs. Une femme s’amuse d’avoir jou…. le rôle d’une épouse autoritaire. Une autre de s’être prostern…, soum.…. devant le roi. Une « spectatrice » glisse que, « dans la vie réelle, elle ne sait pas dire non ». Elle fait à contrecœur ce qu’on lui demande.
Les impros s’enchaînent. Drôles, émouvantes, surprenantes, changeantes. « Tu entres sur scène en position de faiblesse : tous le savent et en profitent », glisse Eitan Zaïk à un des acteurs qui a os… se lanc… pour la première fois. Une actrice qui a séduit et a fait rire en se glissant / se glissent dans le rôle d’une cliente insupportable / inssuportable raconte qu’elle a toujours rêv…. De faire ça, elle qui, si elle se rend dans les magasins, prend un habit à sa taille et sort, sans même l’avoir essay…. « Pourquoi n’oses-tu pas essay… dans les boutiques ? », interroge (naïvemment / naïvement) Serge Minet. « J’ai l’impression d’y étouff… Mais là, je m’amusais ». Et le débat se poursuit, sans laisser entrevoir une seule seconde que cette femme, qui vient de faire tourn… en bourrique ses complices d’une boutique d’opérette, souffre de phobies et ne sort de chez elles que pour des actes indispensables.
Une nouvelle venue, qui se dit pourtant timide, explique avoir eu l’impression de connaître tout le monde et s’être donc autoris… à particip….au dernier jeu. « Le théâtre, pour certains, c’est os… Pour les autres, c’est dos… », lance le maître de théâtre.
Ces séances ont une fonction thérapeutique mais elles ne suffisent pas : elles font partie d’un arsenal, remarque Eitan Zaït. Ceux qui y participent découvrent un questionnement sur eux-même / sur eux-mêmes ? et ils accèdent / acèdent ? ainsi à la possibilité d’un travail en profondeur qui se poursuit avec leur thérapeute. Quand à/Quant à ? ce dernier, il peut apprendre beaucoup à leur propos en les voyant / en les voyent ? jou…. des métaphores (2) de ce qu’ils sont. »
(2) Que signifie ce terme « métaphore » ? Par quel autre mot pourrait-il être remplacé ?

Les passages oblig… (3), le cadre rigoureux, le respect des symboles théâtraux (Serge Minet agite une petite cloche au moindre dérapage) sont autant de rappels d’un nécessaire contrôle des pulsions et d’une indispensable barrière entre imagination et délire.
(3) A quoi le journaliste fait-il allusion ?

Mais pass… sur scène, c’est aussi y exist… et faire l’apprentissage de la communication, avec la création d’une relation aux autres, sous le regard des autres. « Le théâtre, qui est ici une voie d’accès vers l’inconscient, est une thérapie à l’insu de (4) ceux qui jouent : cette dernière vient de surcroît, sans qu’on s’y attende », souffle Serge Minet. Des hommes et des femmes qui ne s’investissaient plus dans aucune activité s’y plongent et s’y sentent bien, tout en retravaillent / en retravaillant ? leurs émotions et, souvent, en riant / en rient ?… Activité plutôt rare sur un divan (5) !
(4) Pouvez-vous expliquer cette locution, « à l’insu de » ?
(5) Comment comprenez-vous cette phrase ?

Extrait de : Pascale Gruber, Le théâtre guérisseur, in Le Vif/l’Express,
Bruxelles, 29 septembre 2006, pp. 42-43.

Exercice 3 : participes passés rencontrés dans des lettres de motivation

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Dans ces formules extraites de lettres de motivation, formez et accordez les participes passés :

1. L’annonce (paraître) dans Le Soir du 23 mai concernant un poste d’agent de RP à pourvoir dans votre entreprise a (retenir) toute mon attention.

2. Mon aptitude à l’écoute et à l’analyse m’a (permettre) d’atteindre mes objectifs.

3. Depuis janvier, j’ai( faire) progresser le chiffre d’affaires de 15%.

4. Titulaire d’un baccalauréat de Gestion hôtelière et d’un diplôme de marketing (appliquer), j’ai (compléter) ce cursus par une expérience à l’université de Californie, (valider) par un certificat de Business Management.

5. J’ai (remarquer) les annonces (publier) par votre Firme dans le Bulletin de l’ULg dont je suis (diplômer).

6. (Diplômer) de l’ECSSAC, j’ai (travailler) six mois en entreprise de vente par correspondance : cette approche m’a (permettre) d’acquérir une première expérience et d’étoffer les connaissances déjà (acquérir) au cours de mes stages.

7. J’ai (apprendre) que vous recrutiez des étudiants pour les remplacements d’été dans votre entreprise : (former) dans ce domaine par la HEL, je suis toute (disposer) à m’insérer dans votre équipe.

8. J’imagine que vos services sont (ouvrir) au-delà des heures de bureau classiques : des horaires (décaler) ne m’ont jamais (déranger).

9. J’ai (lire), dans un article (consacrer) à la chaîne Intercontinental (paraître) dans le journal « La dernière heure » que vos services étaient (disposer) à engager des étudiants (inscrire) en Gestion hôtelière.

10. J’ai (analyser) l’offre d’emploi que vous m’avez (proposer) et je suis très (intéresser).

Corrections :  

  1. parue, retenu
  2. permis
  3. fait
  4. appliqué ; complété ; validée
  5. remarqué ; publiées ; diplômé€
  6. diplômé(e) ; travaillé ; permis ; acquises
  7. appris ; formé ; disposée 
  8. ouverts ; décalés ; dérangé(e)
  9. lu ; consacré ; paru ; disposés ; inscrits
  10. analysé ; proposée ; intéressé(e)

Exercice 1 : recette des crêpes à l’orange…

Classé dans : Conjugaison, Orthographe — Copyright France Neven & Annette Valle @ 2:02

Voici une recette de Pierre Wynants (Restaurant « Comme chez soi » à Bruxelles) ; il s’agit des crêpes à l’orange caramélisées. Mettez les infinitifs en italiques à la 2 p.sg. de l’impératif :

Préparatifs (60 minutes) :

1. Dans une casserole, mettre le lait à tiédir (ni trop chaud ni trop froid). Maintenir à cette température.
2. En prélever un peu et puis y faire fondre la levure. Bien la mélanger (même avec les doigts). Garder tiède.
3. Casser les œufs et les récolter dans un bol. Bien les battre au fouet de façon qu’ils ne soient plus trop compacts. Y ajouter alors une petite pincée de sel, 1 cuillerée à café de sucre et la farine. Bien mélanger puis y verser les 2 laits petit à petit. Passer au chinois fin.
4. Couvrir le bol d’un linge et le maintenir ¾ h à 1 h. dans un endroit tiède.
5. La pâte ayant bien monté, la mélanger, mais très peu, à la louche et ne pas la faire trop retomber.
6. Prendre 2 poêles pas trop grandes et les mettre à chauffer. Les poêles bien chaudes, faire fondre dans chacune une noisette de beurre. Répartir ce beurre uniformément puis y verser de la pâte en inclinant la poêle jusqu’à ce que le fond soit complètement recouvert. Laisser cuire sur feu moyen (1mn environ), ne pas les laisser trop colorer et retourner les crêpes à l’aide d’une palette. Laisser cuire l’autre côté de la même façon, retirer ces crêpes et les déposer sur une assiette, les unes sur les autres. Recommencer l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.

Corrections :
Mets ; maintiens ; prélèves-en ; fais-y ; mélange-la ; garde ; casse ; récolte-les ; bats-les ; ajoutes-y ; mélange ; verses-y ; passe ; couvre ; maintiens ; mélange-la ; fais ; prends ; mets ; fais ; répartis ; verses-y ; laisse ; laisse-les ; retourne ; laisse ; retire ; dépose-les ; recommence.

Exercice 1 : des pronoms relatifs à choisir

Classé dans : Pronoms relatifs — Copyright France Neven & Annette Valle @ 1:58

Certaines personnes ont du mal à employer le bon pronom relatif. Complétez:( Pratique du français de l’hôtellerie, C.Descogtes-Genon, E. Szilagyi, éd. FLEM, 1995) 

  1. Le métier de sommelier est un métier

…………………il faut de solides connaissances en œnologie

.…………………demande des connaissances en géographie viticole

.…………………la nature impose d’être sobre

.…………………le conseil aux clients joue un rôle important

.…………………le client a confiance pour le choix des vins.

  1. Le concierge est la personne

…………………la clientèle s’adresse pour obtenir les services les plus divers

.…………………repose la surveillance discrète des allées et venues dans le hall de l’hôtel

…………………doit avoir un sens aigu de l’observation.

…………………une bonne mémoire est un atout

.…………………la diplomatie et la courtoisie sont appréciées.

  1. Le garçon de restaurant est quelqu’un

…………………doit être calme et patient

.…………………les clients apprécient l’amabilité

.…………………l’habileté et la rapidité sont nécessaires

.…………………le client obtient des précisions sur la composition des plats

………………………..le client appelle lorsqu’il a un problème

Corrections :  

Où, pour lequel, qui, dont, dans lequel, pour lequel, grâce auquel, à laquelle, à qui, sur qui, sur laquelle, qui, pour qui, pour laquelle, dont, qui, dont, dont, pour qui, dont, de la part de qui, que.

Exercice 1 : menu gastronomique à corriger

Classé dans : Orthographe — Copyright France Neven & Annette Valle @ 1:49

Voici le menu du Château de Colonster du 29 février 2008. Il comporte 10 fautes d’orthographe : trouvez-les !

Programme des réjouissance :

19 h.30 Acceuil

Menu :

Coquilles saint-Jacques grillées
Pointes verte et mousse iodée
 ***
Demis-homards Canadiens
 ***
Pièce de bœuf, son jus corsé
Emincée de chicons caramélisés
Flan au cèpes
Grenailles à la fleur de tym
 ***
Nougat glacé
Coulis de fruits rouges
 ***
Moka et mignardise

Corrections :

Des réjouissances
Accueil : le son « -euil » (deuil, cerfeuil, feuille) s’écrit « -ueil derrière –c ou –g (accueil, écueil, cercueil, orgueil)
Coquilles Saint-Jacques : quand « saint » ne désigne plus le « vrai saint » mais un plat, une rue, une place, une fête etc…, il faut une majuscule et un trait d’union (rue Saint-Gilles, place Saint-Paul, la Saint-Nicolas)
Pointes vertes
Demi-homards : « demi » devant un nom est invariable
Homards canadiens : pas de majuscules car « canadiens » est un adjectif
Un émincé
Flan aux cèpes
Le thym
Mignardises

Article 1 : “Français, mon beau souci”

Classé dans : Style : réécriture, reformulation — Copyright France Neven & Annette Valle @ 1:17

Voici une réflexion de Xavier DARCOS, actuel ministre de l’Education nationale, en France, sur l’enseignement de la langue française. Lisez attentivement l’article, puis répondez aux questions :   

« Français, mon beau souci »   

Bon gré mal gré, j’ai été élevé dans le culte de l’orthographe et du verbe exact. Mon père, un de ces boursiers ruraux qui devaient tout à l’école primaire publique, persécutait la plus vénielle des fautes et le moindre des accents. Quand nous étions en vacances, mon frère et moi, nous faisions même relire par quelque regard expert la carte postale qu’on lui envoyait. Nous appartenons à la génération « dictée ».Je ne me suis jamais départi, une fois passé de l’autre côté du bureau magistral, de ces scrupules. Mais il a bien fallu s’adapter et en rabattre sur un formalisme pointilleux (celui du genre épistolaire, par exemple) ou sur la religion de l’écrit. Mes étudiants finissaient par me faire accroire que telle faute ou telle incongruité syntaxique étaient de peu d’importance, que le sens suffit, que la vérité ou la beauté s’élaborent aussi dans les hésitations – même si l’on ne pense pas sans mots et si l’on pense mal quand ils cafouillent. Le fait est là, désormais : l’oralité a gagné et elle dispense, au quotidien, de cette discipline de l’esprit qu’est l’écriture impeccable. Même rédiger un chèque devient chose rare. Les jeunes d’aujourd’hui ont d’autres compétences, une vue plus globale du savoir, une connexion rapide avec toutes les informations possibles, un désir d’être citoyens du monde. Leur regard est prospectif et circulaire. Nos vétilleuses injonctions grammaticales leur paraissent d’une étroitesse un peu dérisoire. Faut-il s’accoutumer à l’idée que nos élèves maîtrisent moins bien la lecture et le calcul que leurs aînés de 1920 ? Et ne remontons pas si loin : à l’entrée en 6ème, en 2001, ils étaient deux fois plus nombreux qu’en 1992 à manquer de ces mêmes bases. Sans nous résigner à ce recul, nous savons que tel fut le prix à payer de la massification de l’enseignement, authentique progrès que l’on doit à l’engagement de la nation et de ses professeurs. Le cœur du problème est celui-ci : cette régression serait plus acceptable si elle ne s’accompagnait pas d’un accroissement des inégalités. En délestant toue une génération des ambitions d’autrefois dans le domaine de l’écrit, ce sont les enfants des milieux défavorisés qui ont le plus souffert. Ils aboutissent en moins grand nombre aux filières dites d’excellence. Les autres ont trouvé dans leur famille les appuis nécessaires pour compenser les manques. Ainsi, derrière un égalitarisme de façade, se prolongent de graves injustices. Voilà pourquoi il ne faut pas renoncer à donner à tous nos jeunes la « boîte à outils » de la réussite : la langue, le plus fondamental de tous les instruments de la vie collective et privée. Céder sur cette exigence d’éducateur, c’est faire l’autruche aux frais de ceux qui attendent tout de l’école. Or ils sont notre plus cher souci.                                                            (Extrait du Figaro Magazine, 7/12/2002)   

Exercice 1

  Expliquez le sens de ces 10 expressions (utilisez votre dictionnaire !) : 

  1. bon gré mal gré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  2. ces boursiers ruraux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  3. une faute vénielle. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . .  . . . . . . . 
  4. le bureau magistral. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . . .
  5. un formalisme pointilleux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  6. une incongruité syntaxique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  7. un regard prospectif. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  8. une étroitesse dérisoire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  9. de vétilleuses injonctions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . .
  10. faire l’autruche. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Exercice 2

 Pouvez-vous, en les paraphrasant, montrer que vous comprenez le sens des expressions-clés suivantes ? 

  1. la massification de l’enseignement : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
  2. les filières dites d’excellence : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ..
  3. un égalitarisme de façade : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Exercice 3

 Reformulez ce passage : « Le fait est là, désormais : l’oralité a gagné et elle dispense, au quotidien, de cette discipline de l’esprit qu’est l’écriture impeccable ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Pensez-vous qu’ une écriture impeccable soit une discipline de l’esprit ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Exercice 4

Darcos dit que les jeunes actuels ont « une connexion rapide avec toutes les informations possibles » : que veut-il dire ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . . . .  . . . . . . . . .

Exercice 5

 « On ne pense pas sans mots et l’on pense mal lorsqu’ils cafouillent » Un célèbre auteur classique (théoricien de la langue au 17ème s.) a exprimé , dans son Art poétique une idée similaire : de qui s’agit-il et qu’a-t-il dit exactement ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Texte 1 : James Bond

Classé dans : Style : réécriture, reformulation — Copyright France Neven & Annette Valle @ 0:42

Voici une série de 25 propositions. Tel quel, ce texte comporte une grande série de répétitions, beaucoup de monotonie syntaxique et toutes les données sont accumulées sans hiérarchie du point de vue du sens. Recréez un texte stylistiquement acceptable tout en conservant l’ensemble des informations. (Exercice inspiré par le cours de Mr le Professeur Dumortier d’après A. Lurie).

· James Bond est un personnage de fiction créé en 1952.
· James Bond est un héros de Ian Fleming.
· James Bond est un espion des services secrets britanniques.
· James Bond est un agent de Sa Majesté.
· James Bond est communément appelé 007.
· Le matricule 007 signifie « licence de tuer ».
· Le héros de Ian Fleming est Anglais.
· Il habite à Londres, dans le quartier de Chelsea.
· Les romans ont été portés à l’écran dès 1962.
· James Bond a d’abord été incarné par Sean Connery.
· Goldfinger est un film célèbre.
· Plusieurs acteurs ont interprété le célèbre espion britannique.
· La secrétaire de James Bond s’appelle Miss Monneypenny.
· Les caractéristiques sont des aventures rocambolesques, l’usage de gadgets hi-tec et la présence de très jolies femmes.
Le générique des films est célèbre.
· James Bond se sort de péripéties invraisemblables.
· James Bond est un grand séducteur.
· James Bond est un fin gourmet.
· La boisson préférée de James Bond est la « vodka-martini au shaker, pas à la cuiller ».
· Sa voiture la plus célèbre est une Aston Martin DB5 grise.
· Les actrices de ces films sont appelées « James Bond’s girls ».
· Dans les derniers films l’acteur principal était Pierce Brosnan.
· Les acteurs interprétant James Bond doivent être anglais.
· Dans le tout dernier film Pierce Brosnan a été remplacé par Daniel Craig.
· James Bond est un authentique mythe contemporain.

Proposition de correction :

En 1952, Ian Fleming écrit son 1er James Bond. Son héros, appelé aussi 007 (matricule désignant la « licence de tuer »), est un espion des services secrets britanniques au service de Sa Majesté. Il habite d’ailleurs Londres, plus précisément Chelsea et sa secrétaire, très british, se nomme Monneypenny…
Dès 1962, ses romans seront portés à l’écran et Sean Connery incarnera le héros dans Goldfinger (dont le générique, comme celui des films suivants, deviendra célèbre).
Bond, le plus souvent au volant d’une Aston Martin DB5 grise, connaît des aventures aux nombreuses péripéties et en sort notamment grâce à des gadgets hi-tec.
Il se révèle également un fameux séducteur au point que les personnages féminins sont désormais connus sous le nom de « James Bond’s girls » ; mais c’est aussi un fin gourmet et un amateur de « vodka-martini mélangée au shaker, pas à la cuiller » !
Plusieurs acteurs (obligatoirement anglais) ont interprété le rôle du désormais mythique agent secret… (Récemment, Pierce Brosnan a été remplacé par Daniel Craig).

12 février 2008

Exercice 2 : participes passés difficiles à accorder

Classé dans : Participes passés — Copyright France Neven & Annette Valle @ 22:00

Voici deux cas particulièrement délicats d’accord des participes passés :

Le p.p. est suivi d’un infinitif : on accorde le p.p. s’il y a devant lui un COD qui est sujet de cet infinitif.

Comparez les deux exemples :

- C’est la secrétaire que j’ai entendue blâmer son patron = la secrétaire blâme son patron.
- C’est la secrétaire que j’ai entendu blâmer par son patron = le patron blâme la secrétaire.

A vous !

1. Les spectateurs que j’ai entendu… applaudir étaient déchaînés !
2. Les clients que j’ai vu… venir rouspéter semblaient exaspérés.
3. L’employée que j’ai envoyé… chercher était déjà partie à 17 h..
4. Ces projets, je les ai vu… élaborer !
5. Que de pleurs la stagiaire a vu… verser !
6. Que de pleurs la stagiaire a vu couler !
7. L’agrafeuse ? Je l’ai laissé… tomber.
8. Voilà des problèmes que personne n’a senti… venir.
9. Tous les clients que le garçon a vu… entrer étaient italiens.
10. Quelle idiote ! Elle s’est laissé… enfermer dans le bureau !

Le p.p. d’un verbe pronominal : la fonction du pronom réfléchi est parfois difficile à analyser : COD, le p.p. s’accorde, COI, le p.p. ne s’accorde pas. Un bon truc : s’il est clairement indirect, pas de problème, on ne touche à rien ; dans tous les autres (COD ou cas douteux) on accorde !

Comparez les deux exemples :

- Elles se sont rendues à Paris. (ici le « se » est COD)
- Elles se sont rendu compte qu’elles avaient tort.(ici le « se » est COI ; d’ailleurs le COD « compte » est exprimé et positionné derrière le p.p.).

A vous !

1. Pour l’entretien d’embauche, la secrétaire s’est maquillé…
Elle s’est maquillé… les yeux.
2. En portant des valises, les garçons se sont froissé… un muscle.
Les deux employés se sont froissé…
3. La femme de chambre s’est cogné… l’orteil au coin du lit.
La pauvre, elle s’est cogné… !
4. L’étudiante s’est organisé… pour postuler à temps.
L’étudiante s’est organisé…une petite soirée pour fêter son engagement.
5. Pour réussir, ils se sont imposé… une discipline de fer.
Ils se sont imposé… dans cette discipline.

 

Participe passé suivi d’un infinitif :

entendus ; vus ; envoyée ; vu ; vu ; vus ; laissée ; sentis ; vus ; laissé.

Participe passé d’un verbe pronominal :

maquillée, maquillé, froissé, froissés, cogné, cognée, organisée, organisé, imposé, imposés.

Exercice 1 : 100 phrases pour s’entraîner à accorder le participe passé

Classé dans : Participes passés — Copyright France Neven & Annette Valle @ 21:51

Voici 100 phrases tirées de  Savoir rédiger le courrier d’entreprise , de M. Fayet et A. Nishimata (éd. d’Organisation, 1998) ; accordez les participes passés ! 

  1. De fortes échéances auxquelles nous ne pouvons faire face, nous ont obligé… à déposer notre bilan.
  2. Ils se sont connu… lors de cette manifestation.
  3. Nous avons suivi… ce chemin qui nous a conduit… à la réussite.
  4. Ils nous furent envoyé… à cette occasion.
  5. Les meilleurs soins ont été apporté… à cette livraison.
  6. Vous avez dû… recevoir une partie des articles commandé… qui, je l’espère, vous ont donné… entière satisfaction.
  7. Nous vous envoyons d’autres exemplaires de ces catalogues pour le cas où ceux qui vous étaient adressé… ne vous seraient pas parvenu…
  8. L’installation de nouvelles machines nécessaires à cet effet a demandé… plus de temps que prévu.
  9. Les personnes qu’il nous a fait… rencontrer nous ont expliqué… leurs problèmes.
  10. Ils leur ont nui… par cette nouvelle politique de vente.
  11. Ils se sont serré… dans l’ascenseur.
  12. La valeur de ces divers mobiliers a été estimé… à plus de 15 000 f.
  13. Etes-vous persuadé… de sa culpabilité, Messieurs ?
  14. Ils se sont vu…, ils se sont parlé…, ils se sont ensuite oublié…
  15. Cette situation nous aurait exposé… à de graves difficultés.
  16. Vous vous êtes , bien sûr, écrit… à cette occasion.
  17. Les commandes que nous nous sommes engagé… à vous expédier avant le 19 mai prochain ne sont pas encore prêtes.
  18. Elle s’est organisé… afin de remplir sa tâche au mieux.
  19. Nous ne serions pas pour autant dispensé… du paiement de cette facture.
  20. Je crains qu’il ne vous ait pas fait… parvenir cette facture.
  21. Nous regrettons d’être obligé… de vous demander de patienter encore quelques jours.
  22. Ces marchandises nous ont été adressé.. le 19 mars dernier.
  23. Les responsabilités sont-elles partagée… ?
  24. Par votre lettre du 22 avril dernier, vous nous avez adressé… une commande de 500 boîtes d’allumettes.
  25. Elle les a encouragé… et leur a ensuite écrit…
  26. Cette défectuosité est, selon nous, du… au manque de rigidité de l’acier employé…
  27. Ils les ont vu…, ils leur ont parlé…
  28. Aurions-nous été intéressé… par ce document ?
  29. Les personnes que nous avons rencontré… nous ont semblé… très compétentes.
  30. Les bâtiments que nous avons vu… construire sont maintenant habité…
  31. Il s’agit d’une situation qui nous a obligé… à bien des concessions.
  32. Nous vous envoyons les documents que nous a proposé… cet organisme.
  33. Ces personnes, nous les avons vu… accéder à de nouvelles responsabilités.
  34. Nos articles étaient, nous tenons à le rappeler, garanti… un an contre tout défaut de fabrication.
  35. Nous leur avons demandé… de venir.
  36. Nous regrettons qu’elle ne nous soit pas parvenu…
  37. Ils se sont imposé… une discipline très dure.
  38. Dans le cas où cette preuve n’aurait pas été fourni… dans les vingt-quatre heures, j’adresserais une requête à M. le Président du tribunal.
  39. Les objets que nous avons choisi… d’exposer sont à votre entière disposition.
  40. Ayant bien reçu… votre commande, dont nous vous remercions, nous nous empressons d’y donner suite.
  41. Ils se sont vite fatigué…
  42. Il nous serait très agréable qu’il vous eût échangé… cette marchandise.
  43. Elles se sont permis… de vous téléphoner.
  44. Les commandes qu’il vous a passé… le 20 avril dernier ne lui sont pas encore parvenu…
  45. Vous les avez alors prié… de venir nous rejoindre.
  46. Une hausse de prix enregistré… depuis le début de la présente année a touché… nos récents approvisionnements.
  47. D’autre part, la compagnie d’assurances, après avoir fait… les constatations d’usage, n’a pas encore procédé… à l’indemnisation de ce sinistre.
  48. Veuillez croire que nous sommes sincèrement navré… d’être obligé… de vous signaler ce fâcheux incident.
  49. Ces marchandises ont été livré… franco de port.
  50. Les anciens stocks d’articles lui seront donné… en main propre.
  51. Vous vous êtes expédié… plusieurs lettres.
  52. Les délais de livraison étant largement dépassé…, ce articles ne présentent plus pour nous le même intérêt.
  53. Cette commande avait été effectué… en prévision de l’ouverture de la nouvelle station balnéaire.
  54. Ayant enregistré… le rejet des réserves que j’avais formulé… à ce sujet, je n’ai pas procédé… à l’enlèvement de la marchandise.
  55. La résiliation aurait pu être notifié… dans la lettre de mise en demeure.
  56. Il n’a pas reçu la lettre que je lui ai envoyé… le 10 mai dernier.
  57. Ils se sont nui… en se faisant une concurrence déloyale.
  58. Nous nous sommes fait… connaître.
  59. Un problème a surgi… alors, qui nous a dépassé…
  60. Les responsables nous ont appelé…, nous leur avons répondu…, cette fois, sans craintes.
  61. De tels propos, ils se les sont vraiment tenu…
  62. Des plans couvraient une grande table que l’on avait, à cette occasion, porté… dans le bureau principal.
  63. Ces classeurs verticaux, dès leur installation, s’étaient révélé… défectueux.
  64. Nous avons changé… le cadre, réorganisé… les services, formé… le personnel.
  65. Les instruments qu’elles se sont distribué… étaient de grande qualité.
  66. Comme tout le monde, je parlais de choses que je n’avais pas vécu…
  67. Ils se sont adressé… des remontrances.
  68. Nous nous sommes étonné… de cette initiative.
  69. Ces arbres, je les ai vu… abattre récemment.
  70. Elle nous a soutenu… lors de cette affaire, elle nous a donné… beaucoup de force.
  71. Ils se sont encouragé… à produire un nouveau projet.
  72. Qu’étaient réellement devenu… ces plans ?
  73. C’est une région où se sont conservé… des espèces parfois rares.
  74. Ils se sont beaucoup plu…
  75. Cette perspective, me disait-il, avait autrefois été envisagé…
  76. Sans s’être parlé…, ils se sont reconnu…
  77. Elle s’est cassé… au cours du transport.
  78. Les lumières se sont allumé… ensemble.
  79. Ils se sont alors enfui… avec la caisse.
  80. Auraient-ils eu… ce courage ?
  81. Les a-t-il connu… ces personnes ?
  82. Je les avais informé… que je faisais procéder à une nouvelle étude.
  83. Dans le souci de répondre favorablement à la demande, nous avons retenu… l’hypothèse la plus intéressante.
  84. L’équilibre financier de cette opération n’a pu… cependant être atteint…
  85. Jusqu’à ce jour, les immeubles ont été parfaitement chauffé…
  86. D’autres contrats vont être établi… par cette équipe.
  87. Les avez-vous convaincu… de votre bonne foi ?
  88. Nous les avons séduit… grâce à nos nouveaux produits.
  89. Se seraient-ils écrit… à ce sujet ?
  90. Des projets de ce type, je les ai toujours approuvé…
  91. Ils se sont demandé… les raisons de cette intervention.
  92. Il s’agit, d’après nous, d’un contrat qui les a beaucoup lié… à la vie de l’entreprise.
  93. Que de doutes sont mêlé… à vos propos !
  94. On craint que vos suggestions ne soient, dans le contexte actuel, retenu… que par une élite.
  95. Auraient-ils été interrogé… à ce sujet ?
  96. Pourquoi se sont-ils engagé… dans cette affaire aussi peu saine ?
  97. Les difficultés qui se sont succédé…, nous les avons surmonté… peu à peu.
  98. Nous l’avons bien sûr cru… car elle s’était toujours montré… très honnête.
  99. J’ai alors contesté… les raisons qu’il a invoqué…
  100. 100.Il est question des nouvelles organisations qu’il y a eu… cette année.

 Corrections :

obligé(e)s ; connus ; suivi ; conduit(e)s ; envoyés ; apportés ; dû ; commandés ; donné ; adressés ; parvenus ; demandé ; fait ; expliqué ; nui ; serrés ; estimée. persuadés ; vus ; parlé ; oubliés ; exposé(e)s ; écrit ; engagé(e)s ; organisée ; dispensés ; fait ; obligé(e)s ; adressées ; partagées ; adressé ; encouragé(e)s ; écrit ; due ; employé ; vu(e)s ; parlé ; intéressé(e)s ; rencontrées ; semblé ; vu ; habités ; obligé(e)s ; proposés ; vues ; garantis ; demandé ; parvenue ; imposé ; fournie ; choisi ; reçu ; fatigués ; échangé ; permis ; passées ; parvenues ; prié(e)s ; enregistrée ; touché ; fait ; procédé ; navrés ; obligés ; livrées ; donnés ; expédié ; dépassés ; effectuée ; enregistré ; formulées ; procédé ; notifiée ; envoyée ; nui ; fait ; surgi ; dépassé(e)s ; appelé(e)s ; répondu ; tenus ; portée ; révélés ; changé ; réorganisé ; formé ; distribués ; vécues ; adressé ; étonné(e)s ; vu ; soutenu(e)s ; donné ; encouragés ; devenus ; conservées ; plu ; envisagée ; parlé ; reconnus ; cassée ; allumées ; enfuis ; eu ; connues ; informé(e)s ; retenu ; pu ; atteint ; chauffés ; établis ; convaincu(e)s ; séduit(e)s ; écrit ; approuvés ; demandé ; lié(e)s ; mêlés ; retenues ; interrogés ; engagés ; succédé ; surmontées ; crue ; montrée ; contesté ; invoquées ; eu.  

Article 1 : “Thierry n’aime pas travailler”

Classé dans : Concordance des temps, Participes passés — Copyright France Neven & Annette Valle @ 21:10

Thierry F., 45 ans, n’aime pas travailler…

Exercice 1 :

Dans l’extrait qui suit, transformez le discours direct de Thierry en discours indirect à la 3e personne du singulier en gardant, par ailleurs, les mots et la syntaxe (l’ordre des mots) du texte d’origine. Vous utiliserez, pour chaque phrase du discours direct, des verbes introducteurs au présent. De plus, vous veillerez à varier les verbes introducteurs (affirmer, estimer, dire, ajouter, avouer, etc.) et à garder la ponctuation du texte d’origine.

« Dans ma catégorie, je suis un joueur de haut niveau. En 23 ans, je n’ai travaillé que 31 mois en tout, par petites tranches. » Accessoirement, cet homme a aussi soutiré 120 960 euro à l’Etat français. Thierry F., 45 ans, n’aime pas travailler. Considérant que le système le lui permet, il ne fait rien ou presque, depuis qu’il a 18 ans. « Je vis aux crochets de mon pays. Indemnités, allocations, et aides diverses me procurent une vie paisible et heureuse que je savoure chaque jour avec délice. Je profite à fond des lois sociales, le plus légalement qui soit. En France, à condition de bien connaître ses droits, on peut vivre des deniers publics tout en restant scrupuleusement honnête. Je revendique cette performance. Je l’avoue, je me suis bien amusé, année après année, mesure gouvernementale après mesure gouvernementale, à pousser mon avantage encore un peu plus loin », écrit-il dans l’ouvrage qu’il vient de signer.

Exemple pour la 1re phrase : Thierry dit que, dans sa catégorie, il est un joueur de haut niveau.
Continuez :
Il . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Reprenez les phrases que vous venez d’écrire et de corriger. Mettez le verbe introducteur au passé composé et changez le verbe de la proposition subordonnée en faisant attention à la concordance des temps des 2 verbes (le verbe introducteur et le verbe de la proposition).
Exemple pour la 1re phrase : Thierry a dit que, dans sa catégorie, il était un joueur de haut niveau.
Continuez :
Il . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Exercice 2 :

Thierry n’est pas un imbécile. Electricien en bâtiment, mécanicien d’armement et dépanneur électroménager, il aurait parfaitement pu trouver un emploi s’il l’avait souhaité (1). Mais il préfère musarder (2). S’offrir des grasses matinées, jouer aux cartes, s’entraîner dans le club de gym tenu par sa sœur, passer ses vacances dans le sud de la France chez une autre sœur, jouer gratuitement au tennis avec ses neveux. Il aime aussi potasser (3) les textes de lois et les règlements consacrés aux demandeurs d’emploi, pour en tirer le meilleur. « En France, en tant que chômeur, on a droit à des allocations de logement, des primes exceptionnelles, des exonérations (4) d’impôts, une réduction de la taxe d’abonnement au téléphone. Pour profiter (5) pleinement de ces avantages, il faut les connaître parfaitement et ne compter que sur soi. J’ai constaté que les employés de l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi) en savaient moins long que moi. Chômeur professionnel, c’est un métier. »

(1) On a ici à une hypothèse dite « irréelle » : Thierry n’a pas trouvé d’emploi permanent. Transformez cette hypothèse en une hypothèse « réelle » en remplaçant le conditionnel passé par du conditionnel présent. Attention, le verbe de la proposition subordonnée devra également être changé : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

(2) Le mot souligné appartient à la langue familière, celle que l’on parle avec ses amis. Trouvez-lui un synonyme dans une langue plus soutenue, celle que l’on parle, par exemple, avec des collègues ou des inconnus :  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

(3) Le mot souligné appartient à la langue familière. Trouvez-lui un synonyme dans une langue plus soutenue :  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

(4) Trouvez un synonyme pour le mot souligné :  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

(5) Trouvez un synonyme pour le mot souligné :  . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Exercice 3 :

Thierry vit modestement. Chaque mois, il bénéficie d’une allocation spécifique de solidarité de 448 euro, à laquelle s’ajoute une allocation mensuelle de logement de 152 euro. A l’occasion de la Noël, une prime exceptionnelle de 150 euro lui est attribuée. Quand il a payé l’assurance du petit appartement qu’il a acheté à très bon prix à des amis et celle de son Alfa Romeo 33, achetée d’occasion il y a neuf ans, quand il a déduit son budget nourriture, le remboursement de son crédit hypothécaire, sa facture d’électricité, le coût de l’essence et de ses communications téléphoniques, il lui reste 170 euro d’argent de poche. Mais il ne manque de rien. Son compte en banque présente toujours un solde positif. Et même son compte d’épargne est régulièrement alimenté. Il veille à ne pas tomber malade mais bénéficie désormais, de toute manière, de la couverture maladie universelle qui lui permet d’être soigné gratuitement.
Ses voisins prennent ce célibataire sans enfants pour un jeune cadre sympathique. Son look sportif, ses éternels jeans, baskets et tee-shirts et sa bonne humeur naturelle inspirent confiance. Il rend volontiers service à ses amis, qui l’invitent en retour, à partager leur table. En matière juridique et en conseil de placement immobilier, il est incollable.

Le journaliste a écrit son article au présent, ce qui donne à sa narration un rythme vif. Réécrivez l’extrait ci-dessus en remplaçant le présent des verbes par de l’imparfait. Faites attention aux changements qui affecteront les autres verbes (ceux au passé composé, par exemple).
Thierry vivait modestement. Chaque mois, il …………….. d’une allocation spécifique de solidarité de 448 euro, à laquelle ………….. une allocation mensuelle de logement de 152 euro. A l’occasion de la Noël, une prime exceptionnelle de 150 euro lui …….. ………….. Quand il ……………. l’assurance du petit appartement qu’il ……….. à très bon prix à des amis et celle de son Alfa Romeo 33, achetée d’occasion il y a neuf ans, quand il ………….. son budget nourriture, le remboursement de son crédit hypothécaire, sa facture d’électricité, le coût de l’essence et de ses communications téléphoniques, il lui …………. 170 euro d’argent de poche. Mais il ne ………… de rien. Son compte en banque ……………… toujours un solde positif. Et même son compte d’épargne ……… régulièrement ………….. Il …………. à ne pas tomber malade mais …………… [désormais], de toute manière, de la couverture maladie universelle qui lui …………… d’être soigné gratuitement.
Son look sportif, ses éternels jeans, baskets et tee-shirts et sa bonne humeur naturelle ……………… confiance. Il ………….. volontiers service à ses amis, qui l’………… en retour, à partager leur table. En matière juridique et en conseil de placement immobilier, il ……. incollable.

Exercice 4 :

Remplissez les trous désignés par des chiffres romains en puisant dans la liste ci-dessous les connecteurs logiques adéquats :
d’une part – d’autre part – cependant – mais – de plus – enfin – ainsi – donc – en outre – en revanche – d’un côté – d’un autre côté.
Accordez les participes passés dans les trous désignés par des chiffres arabes.

Ce qui explique que Thierry ait toujours échappé aux sanctions. Jamais il ne fait de déclarations mensongères ni ne commet de faux en écriture. …………. (I), il répond sans faute aux convocations de l’ANPE, suit les rares formations qui lui sont propos…. (1), envoie des CV. ……… (II) il les truffe de fautes intentionnelles et y ajoute des précisions à la main, ce qui fait mauvais genre. …………… (III), il n’y mentionne pas sa nationalité (française) ni son numéro de téléphone et ne joint jamais de photo, parce qu’il a une bonne tête. ………… (IV), il se présente aux rendez-vous d’embauche affubl… (2) d’une veste de laine, quelle que soit la saison, et de lunettes totalement démod….. (3). « Il faut aller à ces rendez-vous en ayant l’air motiv…. (4), mais sans l’être du tout, dit-il. Il faut toujours être à côté de la plaque. Le brave type qui n’a rien compr…… (5) au marché du travail. »
Thierry n’éprouve ni honte ni remords. Il ne veut pas de la vie éreintante qu’ont conn…. (6) ses parents et ses grands-parents. En 1993, il a pourtant travaill…. (7) comme un fou après avoir lanc…. (8) une petite affaire de dépôt-vente. « Pendant cette année, écrit-il, j’avais eu le sentiment de devenir adulte. » En vain : la boutique a ferm…. (9) ses portes.
Convoqu….. (10) à la fin de 2005 par une conseillère de l’ANPE, Thierry sent le vent tourner.

Exercice 5 :

Dans ce dernier paragraphe, les discours directs de la conseillère et de Thierry ont été retranscrits partiellement en discours indirects. Remplissez les trous en gardant les mots et la syntaxe du texte original.

« Vous vous fichez du monde, lui lance-t-elle. On ne reste pas tant d’années sans travailler. Ça ne peut pas continuer. Je vais m’occuper de vous, personnellement. Vous serez reconvoqué en février 2006 au plus tard. » Au moment de publier son ouvrage, en ce début d’automne, Thierry n’avait toujours pas été rappelé. « Au pire, dit-il, je serai chassé de l’ANPE et contraint d’accepter le RMI (revenu minimum d’insertion). Je n’y perdrais pas grand-chose. Mais je préfère être chômeur. C’est ma fierté. »

Elle lui a lancé qu’il ………………………………. et qu’on …………………………… tant d’années sans travailler. Elle a ajouté que ………………………………………….. continuer. Elle a conclu qu’elle ………………………………………………………………………………………, personnellement, et qu’il ………………………………………….. en février 2006 au plus tard.
Après cette tentative de réinsertion avortée, Thierry a jugé qu’au pire, il …………………………………….. d’accepter le RMI. Il a estimé qu’il ………………………. grand-chose, mais …………………………………….. chômeur. Il a ajouté que ……………………………………. fierté.

Laurence VAN RUMBEYCKE, Tu veux ou tu veux pas ?, in
Le Vif/L’Express, Bruxelles, 3 nov. 2006, p. 30.

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