Voici deux cas particulièrement délicats d’accord des participes passés :
Le p.p. est suivi d’un infinitif : on accorde le p.p. s’il y a devant lui un COD qui est sujet de cet infinitif.
Comparez les deux exemples :
- C’est la secrétaire que j’ai entendue blâmer son patron = la secrétaire blâme son patron.
- C’est la secrétaire que j’ai entendu blâmer par son patron = le patron blâme la secrétaire.
A vous !
1. Les spectateurs que j’ai entendu… applaudir étaient déchaînés !
2. Les clients que j’ai vu… venir rouspéter semblaient exaspérés.
3. L’employée que j’ai envoyé… chercher était déjà partie à 17 h..
4. Ces projets, je les ai vu… élaborer !
5. Que de pleurs la stagiaire a vu… verser !
6. Que de pleurs la stagiaire a vu couler !
7. L’agrafeuse ? Je l’ai laissé… tomber.
8. Voilà des problèmes que personne n’a senti… venir.
9. Tous les clients que le garçon a vu… entrer étaient italiens.
10. Quelle idiote ! Elle s’est laissé… enfermer dans le bureau !
Le p.p. d’un verbe pronominal : la fonction du pronom réfléchi est parfois difficile à analyser : COD, le p.p. s’accorde, COI, le p.p. ne s’accorde pas. Un bon truc : s’il est clairement indirect, pas de problème, on ne touche à rien ; dans tous les autres (COD ou cas douteux) on accorde !
Comparez les deux exemples :
- Elles se sont rendues à Paris. (ici le « se » est COD)
- Elles se sont rendu compte qu’elles avaient tort.(ici le « se » est COI ; d’ailleurs le COD « compte » est exprimé et positionné derrière le p.p.).
A vous !
1. Pour l’entretien d’embauche, la secrétaire s’est maquillé…
Elle s’est maquillé… les yeux.
2. En portant des valises, les garçons se sont froissé… un muscle.
Les deux employés se sont froissé…
3. La femme de chambre s’est cogné… l’orteil au coin du lit.
La pauvre, elle s’est cogné… !
4. L’étudiante s’est organisé… pour postuler à temps.
L’étudiante s’est organisé…une petite soirée pour fêter son engagement.
5. Pour réussir, ils se sont imposé… une discipline de fer.
Ils se sont imposé… dans cette discipline.